“Une manifestation mondaine comme le Grand prix de Diane est une expression parfaite de ce souci d'un maintien digne et maîtrisé : on pique-nique, certes, mais en cravate et en escarpins, et on ne quitte pas la veste, même sous un soleil de plomb.” Pinçon Michel, Pinçon-Charlot Monique, Voyage en grande bourgeoisie. Journal d'enquête. 1999.
Chevaux et chapeaux se donnent rendez-vous chaque année pour la course hippique la plus glamour de France : Le Prix de Diane. L’évènement se déroule à l'hippodrome de Chantilly, l'un des berceaux des courses équestres en France. Au programme : pique-nique chics, défilé de haut de forme et courses de pouliches. Un concours se passe en parallèle, le Prix de Mademoiselle Diane, les participantes revêtent leur tenue la plus élégante et customisent des chapeaux plus flamboyants les uns que les autres. Prestige et exubérance règnent pendant une journée aux allures d’une garden-party géante à l’anglaise.
À travers les détails et des scènes décalées, ce travail montre comment les courses équestres représentent un temps fort pour marquer sa position sociale à travers l’hexis corporel. Les personnages rocambolesques interagissent sur des pelouses vertes chatoyantes tranchant avec les cieux nuageux. Ces scènes de vie picturales ne sont pas sans rappeler les peintures impressionnistes. Du 19e siècle au 21e siècle, le théâtre mondain continue de se dérouler autant sur la piste que dans les coulisses.